Le PCS mise sur Zanzoune : stratégie moderne ou pari risqué ?
La scène politique tchadienne continue de réserver des surprises. Cette fois, c’est l’annonce de la candidature de l’influenceuse Aza Ahmat Acyl, plus connue sous le pseudonyme de « Zanzoune », qui suscite étonnement, débats et réactions sur les réseaux sociaux comme dans l’opinion publique.
Figure bien connue de TikTok et des plateformes numériques, Zanzoune a été déclarée candidate du Parti Paix et Cohésion Sociale (PCS) aux élections législatives partielles dans le département de Haraz Al Biar, province du Hadjer-Lamis.
Une annonce inattendue qui marque une nouvelle intrusion des influenceurs et personnalités du web dans l’arène politique nationale.
Connue pour ses vidéos virales, son ton direct et sa forte présence médiatique sur les réseaux sociaux, la jeune influenceuse passe désormais d’un univers de divertissement et de communication digitale à celui de la représentation politique.
Pour beaucoup, cette candidature symbolise l’évolution du paysage politique tchadien, où la popularité numérique semble progressivement devenir un levier d’accès aux responsabilités publiques.Mais cette désignation ne laisse personne indifférent.
Entre étonnement, scepticisme et curiosité, les réactions fusent. Certains y voient une stratégie du PCS pour séduire la jeunesse et capter l’attention d’un électorat connecté.
D’autres s’interrogent sur les critères de choix des candidats et sur l’expérience politique réelle de la jeune influenceuse.
Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, une question revient avec insistance : la notoriété sur TikTok peut-elle réellement se transformer en légitimité politique ?
Quoi qu’il en soit, cette candidature illustre une mutation profonde de la communication politique au Tchad. Désormais, les batailles électorales ne se jouent plus seulement dans les meetings et les partis, mais aussi sur les écrans de smartphones, au rythme des vidéos courtes, des lives et des tendances virales.
Reste à savoir si Zanzoune réussira à convaincre au-delà de sa communauté numérique et à transformer sa popularité virtuelle en véritable soutien électoral dans les urnes du Haraz Al Biar.
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