Chargement en cours

Max Kemkoye dénonce ses conditions de détention et critique la gestion des libertés publiques

Pour sa première sortie médiatique depuis sa libération, le président national de l’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP), Max Kemkoye, a animé, ce samedi 26 septembre 2026 au siège de son parti, une conférence de presse consacrée à son expérience de détention, à la situation des libertés publiques et à l’avenir de l’opposition.Revenant sur son séjour à la maison d’arrêt de Klessoum, l’opposant a décrit des conditions de détention qu’il juge particulièrement préoccupantes.

Selon lui, les droits fondamentaux des détenus doivent être garantis en toutes circonstances. « Être prisonnier ne signifie pas perdre ses droits. Même le mort mérite respect », a-t-il déclaré.Pour illustrer la précarité des conditions de vie en prison, Max Kemkoye a relaté le cas d’une détenue qui, après avoir vomi son repas, aurait vu une codétenue récupérer la viande souillée, la laver puis la consommer, faute de nourriture suffisante.

Le président de l’UDP a également qualifié sa détention et celle de ses compagnons d’arbitraires. Il a rappelé que la législation interdit la tenue de procès à l’intérieur d’un établissement pénitentiaire et a dénoncé ce qu’il considère comme des violations des règles de procédure.

Répondant aux questions des journalistes, il a indiqué que l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ainsi que la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) auraient saisi les autorités au sujet de ces faits, sans obtenir de réponse. Il a également affirmé que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a été informé de son dossier et n’a pas écarté un éventuel recours à la compétence universelle afin que justice soit rendue.

Interrogé sur son état de santé, Max Kemkoye s’est voulu rassurant, affirmant être en bonne condition physique et morale et ne ressentir aucune peur malgré les épreuves traversées.Abordant enfin la situation du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP), dont les activités ont été interdites, il a contesté la décision de la Cour suprême prononçant sa « nullité ».

Selon lui, les regroupements politiques au Tchad relèvent d’un régime déclaratif et ne nécessitent pas d’autorisation préalable. Il a estimé que les partis membres restent libres de poursuivre leur collaboration sous une autre dénomination.

En conclusion, le leader de l’UDP a lancé un appel aux autorités en faveur d’un dialogue plus ouvert avec les citoyens. Il a insisté sur la nécessité d’accorder davantage d’attention aux propositions de la population, rappelant que « même un enfant peut avoir une idée capable d’aider à résoudre une situation ».

Partager :

Vous avez peut-être raté ça !