Les forêts tchadiennes traversent une crise profonde, marquée à la fois par la diminution de leur superficie et par la dégradation de leur qualité.
Selon le Dr Bibila Marcel Fourissou, enseignant-chercheur, elles ne couvrent plus qu’environ 7 % du territoire national, un constat qui souligne l’urgence d’agir pour préserver ce patrimoine naturel.Pour le chercheur, la principale menace ne réside pas dans un simple manque d’arbres, mais dans la forte dépendance des populations au bois-énergie, combinée à un déficit de gouvernance forestière. Cette situation favorise une exploitation non durable des ressources et accélère la déforestation.
Le Dr Fourissou alerte également sur un phénomène préoccupant : les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) issues de la dégradation des forêts dépasseraient désormais la capacité de ces dernières à absorber ce gaz, transformant progressivement les espaces forestiers en sources d’émissions plutôt qu’en puits de carbone.Face à ce défi, il plaide pour une nouvelle stratégie de conservation.
Celle-ci devrait notamment s’attaquer à la chaîne d’approvisionnement en bois-énergie et renforcer les droits forestiers des communautés locales, afin que la protection des forêts devienne une activité économiquement avantageuse pour les populations rurales.
Enfin, le chercheur estime que l’avenir des forêts tchadiennes dépendra avant tout de la capacité à faire de la préservation des arbres un choix rentable pour les ménages. À défaut, les ambitions d’augmenter la couverture forestière risquent de rester de simples promesses politiques.
Le Dr Bibila Marcel Fourissou conclut par un appel à la responsabilité collective : «Prenons bien soin de nos forêts.»
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