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Média : Mal payés, méprisés, le ministère de la communication jette les journalistes à la poubelle. Par Ahmat Adoum Moussa, Journaliste, Écrivain et Analyste

L’État tchadien dans son incapacité de créer une école de journalisme pour encadrer le métier, s’est basculé dans la répression au lieu de la régulation. Il a fallu une ONG pour libérer le journalisme tchadien de l’otage dont il est victime. Sera-t-elle en mesure ? C’est qui est sûr, cette école veut devenir un pôle d’excellence pour la formation aux métiers du journalisme et de la communication au Tchad et dans la sous-région.

La création de cette ecole de Journalisme et de la Communication, est à mettre à l’actif de l’ONG MEDEV, avec l’appui de ses partenaires.Sa mise en marche intervient dans un contexte où le journalisme tchadien est pris en otage depuis plusieurs années par des individus qui ne connaissent ni l’éthique moins encore la déontologie.

Ce métier pourtant d’une très grande noblesse a perdu toute sa valeur au pays de Toumaï.Il est bien vrai que la première responsabilité de tout changement repose sur l’Etat, mais cela ne doit pas exclure la responsabilité des citoyens. Seulement, qu’en voulant justifier le côté positif de la part de l’État dans cette affaire liée à la formation des journalistes, le ministre de la Communication a fini par commettre ce qu’on appelle «péché migon».

Quand il affirme que certains parmi ceux formé au Niger n’ont pas honoré leur engagement, il a fallu des négociations avec l’État du Niger, relève d’une simple fuite de responsabilité.Il aurait simplement dû reconnaître la responsabilité de l’État qui n’a pas honoré ses engagements.

Jusqu’à là, le Gouvernement tchadien n’a pas versé 62 millions de FCFA à l’école de journalisme du Niger, frais de formation des boursiers tchadiens.Tous ceux qui sont allés à titre privé ont l’obligation de solder les frais de scolarité avant même la soutenance et personne n’a rencontré de difficulté.

Les responsables de cette école doivent comprendre que le défis est immense et la guerre pour un journalisme noble requiert pour beaucoup d’engagements et de déterminations.

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