Des pairs éducatrices issues des quartiers et des associations de N’Djaména ont bénéficié, ce lundi 26 octobre, d’une formation sur la prévention et le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus. Organisée avec l’appui du Programme national de lutte contre le cancer et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette initiative vise à renforcer la sensibilisation des femmes jusque dans les communautés.
Au cours de cette session, les responsables ont rappelé que ces deux cancers sont les plus fréquents chez les femmes au Tchad et représentent près d’un cas sur deux diagnostiqués. Les résultats de la précédente campagne ont également été présentés : 15 700 personnes sensibilisées, 8 600 femmes dépistées pour le cancer du col de l’utérus et 329 lésions précancéreuses détectées, avec une proportion de 17 à 20 % des femmes dépistées présentant déjà des lésions avant l’apparition du cancer.
La formation a aussi permis de déconstruire plusieurs idées reçues. Les experts ont notamment expliqué que le soutien-gorge ne provoque pas le cancer du sein et que cette maladie ne provoque pas toujours de douleur à ses débuts. Concernant le cancer du col de l’utérus, ils ont rappelé que le papillomavirus humain (HPV) en est la principale cause et que les lésions précancéreuses sont souvent silencieuses, d’où l’importance d’un dépistage régulier.
À l’issue de la formation, les pairs éducatrices ont été invitées à relayer un message essentiel auprès des femmes : se faire dépister même en l’absence de symptômes, pratiquer l’autopalpation des seins et encourager la vaccination contre le HPV. Les organisateurs ont insisté sur le fait que la détection précoce augmente considérablement les chances de guérison.
Le message clé de cette campagne est clair : le dépistage précoce peut sauver des vies.
Partager :


